Guillaume Connesson

Compositeur en résidence en 2014/2015

Guillaume Connesson a étudié le piano, l’histoire de la musique, l’analyse et la direction de chœur au Conservatoire National de Région de Boulogne-Billancourt, ainsi que l’orchestration au Conservatoire National de Paris. Parallèlement à ses études, il a pris conseil auprès de Marcel Landowski. Il est actuellement professeur d’orchestration au Conservatoire National de Région d’Aubervilliers.
En 1998, il obtient le prix Cardin de l’Institut de France pour Supernova et en 1999 le prix Nadia et Lili Boulanger. En 2000 il obtient le prix de la SACEM (jeune compositeur), en 2001 une bourse de la Fondation Natexis et en 2006 le Grand Prix Lycéen des Compositeurs. En 2011 il obtient le Grand Prix SACEM pour l’ensemble de sa carrière.
Il est joué régulièrement par les plus grands orchestres anglais et américains (Philadelphia Orchestra, BBC Symphony Orchestra, National Symphony Orchestra, Cincinnati Symphony Orchestra, Houston Symphony Orchestra…). Des commandes ont été à l’origine de la plupart de ses œuvres, comme Supernova (Orchestre Philharmonique de Montpellier, 1997), Athanor (Chœur et Orchestre national de France 2004) ou récemment Une Lueur dans l’Age sombre (Royal Scottish National Orchestra, 2005) et Aleph (Miami New World Symphony Orchestra, Toronto Symphony Orchestra, Royal Scottish National orchestra).

  • Février 2015 : Guillaume Connesson remporte la Victoire de la musique classique dans la catégorie Compositeur pour son œuvre Cythère, pour 4 percussionnistes et orchestre.
  • Octobre 2014 : Le dernier CD de Guillaume Connesson (Concerto pour violoncelle et ballet Lucifer) est CHOC de Classica !

Ses œuvres sont publiées aux éditions Billaudot et Durand-Salabert-Eschig.

Photo : Marie-Sophie Leturcq.

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Entretien avec Guillaume Connesson

Vous avez déjà été en résidence avec des orchestres symphoniques, mais c’est la première fois que vous êtes en résidence avec un Festival ; quelles sont les similitudes ou différences entre les deux ?
Guillaume Connesson : Dans les deux cas, la commande d’œuvre au compositeur reste fondamentale, à la fois comme préalable (composer est mon métier) et comme aboutissement, par la création d’une pièce en cours ou fin de résidence. La présence régulière sur une période assez longue est aussi le gage de projets bien construits et enrichissants ; enfin, le principe de la programmation de mes pièces dans une saison ou un Festival est assez comparable. Il y a cependant des différences : pour un orchestre, la résidence est axée sur un travail avec les musiciens, le plus souvent lié à l’interprétation des oeuvres. Au Festival, la résidence permet des rencontres et des projets avec des jeunes élèves des Conservatoires et leurs professeurs, et je l’espère avec des lycéens et des étudiants. Autre spécificité, la diversité des artistes invités au Festival permet de faire entendre des pièces solistes, chambristes, orchestrales et vocales.

Justement, quelles œuvres les festivaliers pourront-ils découvrir ?
GC : Je suis très heureux que The Shining one soit programmé au concert d’ouverture, dans un concert gratuit grand public. Ce concerto pour piano est un peu un « tube » de mon catalogue, donnant en miniature un aperçu de mon univers, avec plusieurs visages de mon travail. Le 16 septembre au Kursaal, The Ship of Ishtar, pour ensemble à cordes est construit sur le plan traditionnel d’une symphonie en quatre mouvements. J’ai essayé de réunir dans cette pièce la plus grande diversité possible de sonorité et d’expressions possibles avec des cordes : lyrisme, rythme, mélodie, polyphonie…
Les pièces vocales proposées les 18 et 19 septembre sont assez différentes : l’une est profane, une de mes préférées, extraite de l’oratorio Athanor. L’autre est sacrée, exception dans mon catalogue pour le moment. Enfin, le 19 septembre, dans une opposition, ou plutôt un croisement entre la fête et le sacré, Maslenitsa est un hommage à la musique et la culture russes, que j’admire et adore.

Le Festival de Besançon est depuis sa création axé sur l’orchestre, notamment avec le Concours de jeunes chefs. Vous semblez particulièrement proche de cet univers, ce qui donne un sens particulier à cette résidence, comment le ressentez-vous ?
GC : Depuis l’âge de 10 ans, l’orchestre est pour moi un « absolu », une formation musicale qui me fascine, l’autre sommet étant l’opéra. Je connaissais Besançon par l’aura du Concours de jeunes chefs d’orchestre, pour lequel je vais composer une courte œuvre symphonique en 2015. Ma résidence prend encore plus de sens dans ce contexte.