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suivie d'une discussion avec le réalisateur Marie-Claude Treilhou et Édith Canat de Chizy
Ce film sur l'Orchestre de Paris se propose d'extraire l'orchestre symphonique de son abstraction, de lui donner du corps, de l'humaniser, pour prendre la mesure du travail qui précède et accompagne le concert, tout ce qui en conditionne l'existence. Le film se situe résolument du côté du travail, de ses conditions, de ses spécificités, finesses et drôleries. Après En cours de musique et Les Métamorphoses du choeur, la réalisatrice Marie-Claude Treilhou nous immerge à nouveau dans un univers dédié à la musique. Il s'agit cette fois d'observer le travail de l'Orchestre de Paris, véritable monde avec ses cent dix-neuf musiciens, son équipe administrative : tous ceux qui, chacun à sa manière, jouent leurs partitions pour faire naître une symphonie de Schumann, un concerto contemporain d'Édith Canat de Chizy... Avec l'attention minutieuse et délicate qui caractérise son approche documentaire, Marie-Claude Treilhou compose le portrait d'une communauté, des plus infimes détails quotidiens jusqu'à l'aboutissement d'un concert. Nul besoin d'être mélomane chevronné pour ressentir les vibrations de tant de forces et de talents conjugués. Tout, ici, est affaire d'accords et d'harmonie, des bureaux bourdonnants au ballet des archets sur les violoncelles, du froissement des partitions aux gestes vifs et précis de Christoph Eschenbach, le directeur musical, ou de Roberto Abbado, chef d'orchestre invité. Sans commentaire, sans autre fil rouge que la musique elle-même, omniprésente jusqu'au fond des couloirs, ce film étonnant rassemble des instants, des fragments, des bribes, mais montre une unité rare, l'indicible grâce de vivre et de jouer ensemble.
Etudes de philosophie, d'Histoire de l'art.
1975-1980 critiques épisodiques (Cinéma, Art Press), stages (Passe-montagne de J-F. Stévenin, plusieurs films de Paul Vecchiali, Les apprentis sorciers d?E.Cozarinsky).Coursière aux Films du Losange au temps de Perceval le Gallois(E.Rohmer)
- 1981 Simone Barbès ou la Vertu (long métrage fiction)
- 1983 Une sale histoire de sardines (fiction, INA, moyen métrage)
- 1984 Lourdes l'hiver (court métrage fiction, prix Jean Vigo)
- 1985 Il était une fois la télé (documentaire)
- 1987 L'Ane qui a bu la lune (long métrage fiction)
- 1990 Le jour des rois (long métrage fiction)
- 1995 Paroisse, paroissiens, paroissiennes (documentaire, Arte)
- 1998 L'apprentissage de la musique et En cours de musique (documentaire, Planète)
- 2000 Un petit cas de conscience (long métrage fiction)
- 2003-04 Les métamorphoses du choeur (long métrage documentaire)
- 2007-08 Couleurs d'orchestre (long métrage documentaire, sur l'orchestre symphonique, avec l'Orchestre de Paris)
Parallèlement, et régulièrement, Formatrice aux Ateliers VARAN.
Tout en poursuivant des études d'Art et d'Archéologie et de Philosophie à la Sorbonne, Édith Canat de Chizy obtient successivement six premiers prix au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Elle s'initie à l'électroacoustique avec Guy Reibel au Conservatoire et au Groupe de Recherches Musicales. Élève d'Ivo Malec, elle fait en 1983 la rencontre décisive de Maurice Ohana à qui elle consacrera avec François Porcile une monographie en 2005 aux Ed. Fayard. Dans l'oeuvre de cette violoniste de formation, la musique concertante occupe une place de choix : Moïra, concerto pour violoncelle, primé en 1999 au Concours Prince Pierre de Monaco ; l'année suivante, Exultet, concerto pour violon créé en 1995 par Laurent Korcia, est nominé aux Victoires de la Musique ; Les Rayons du Jour, concerto pour alto, créé en février 2005 par Ana Bela Chaves et l'Orchestre de Paris dirigé par Christoph Eschenbach. Parmi ses oeuvres marquantes, pour la plupart commanditées par l'État, Radio-France, l?Orchestre de Paris, des ensembles tels Musicatreize, Nederlands Kamerkoor, Sequenza 9.3, Accentus, TM+ etc, on notera : Canciones pour douze voix mixtes (1992), l'oratorio scénique Le Tombeau de Gilles de Rais (1993)- Prix jeune talent musique de la SACD en 1998- ses deux quatuors Vivere (2000), Alive (2003), sa toute dernière pièce pour grand orchestre Omen, créée en octobre 2006 par l'Orchestre National de France, et la musique du spectacle de Blanca Li Corazon loco monté au Théâtre National de Chaillot en janvier 2007. De nombreuses distinctions sont venues couronner son oeuvre : Prix de la Tribune Internationale des Compositeurs (pour Yell, en 1990), Prix Paul-Louis Weiller de l'Académie des Beaux-Arts (1992), plusieurs prix décernés par la SACEM dont le Grand Prix de la Musique Symphonique en 2004. Nommée Chevalier des Arts et Lettres en 1994, de l'Ordre National du Mérite en 2003, élue à l'Académie des Beaux-Arts en 2005, Édith Canat de Chizy est la première femme compositeur à être reçue à l'Institut de France. Elle enseigne la composition au CNR de Paris depuis 2007. En Janvier 2008, Édith Canat de Chizy a été nommée chevalier de la Légion d'Honneur.