| normal | réduit | special | |
|---|---|---|---|
| A | 45 € | 35 € | 20 € |
| B | 30 € | 25 € | 15 € |
| C | 20 € | 15 € | 10 € |
Composé en 2004, fruit d'une commande du Parvis de Tarbes pour l'Orchestre de Pau dans le cadre de la résidence du compositeur, cette pièce d'Édith Canat de Chizy est inspirée d'un roman de Joseph Conrad, La Ligne d'ombre, description de l'attente d'une tempête sur un navire figé dans une immobilité absolue. L'intérêt de ce texte réside dans la dimension donnée à l'attente et à la gestion particulière du temps qui en découle. « J'ai donc ici spécialement travaillé sur ce rapport au temps et sur cette singulière intensité que prennent les évènements sonores dans un contexte d'immobilité, écrit le compositeur. J'ai également apporté un soin particulier au choix des tempi, la progression générale de l'oeuvre allant d'un tempo lent à un tempo très rapide caractérisant la déflagration finale, tout en laissant la place aux plages non mesurées échappant à l'emprise de la métrique. De même, intervient au centre de la pièce ce caractère de soudaineté qui provoque une extrême contraction des éléments alternant avec le silence. » Le Stabat Mater de Rossini n'a rien de religieux, si ce n'est le texte latin. Le Cygne de Pesaro reste fidèle à lui-même et écrit dans la langue qui est la sienne, celle de l'opéra. Ce qui n'est pas antinomique, car l'Église catholique en général et l'Église italienne en particulier ne sont pas contre le décorum et la théâtralité des rituels. En décidant de mettre en musique cette séquence médiévale dramatique, Rossini a choisi le théâtre au détriment du religieux. Pourtant, deux choeurs a cappella (numéros 5 et 9) et la fugue finale rappellent à lauditeur que le propos est autre. Et, à y regarder de près, on s'aperçoit aussi que ces cavatines, airs, duos et quatuors vocaux qui semblent venir de Guillaume Tell ou de La Donna del lago, leurs parcours harmoniques, leurs intentions s'accorderaient mal en fait à l'opéra. Rossini a entrepris son Stabat Mater en 1831, trois ans après avoir pris sa retraite à la suite du semi échec de Guillaume Tell, pour rendre service à Don Francisco Fernández Varela, sous la condition qu'il ne soit jamais publié. Forcé au repos à la suite d'un lumbago violent, il n'achève que six numéros, tandis que son confrère Giovanni Tadolini se charge du reste. L'oeuvre ainsi ficelée est créée en la chapelle San Filippo el Real de Madrid le Vendredi Saint 1833. Quatre ans plus tard, Fernández Varela meurt et ses héritiers cherchent à vendre la partition. Un éditeur s'en porte acquéreur, mais Rossini n'entend pas en rester là. Le compositeur révèle alors que tout n'est pas de sa main, et, craignant de voir publier sous son propre nom la musique d'un autre, a remis l'ouvrage sur le métier. Finalement, le 7 janvier 1842, le Stabat Mater est intégralement créé au Théâtre des Italiens, où il reçoit un accueil triomphal. Quatre solistes, choeur mixte et orchestre sont requis par la partition qui divise la séquence en dix numéros qui se succèdent comme à l'opéra Bel canto, quand tu nous tiens !
L'Orchestre de Besançon Franche-Comté a été créé en 1994 à l'initiative de la Ville de Besançon. En
septembre 2010, Jean-François Verdier a succédé à Peter Csaba à la direction de cet ensemble.
L'Orchestre de Besançon Franche-Comté propose en région une saison symphonique et lyrique
riche et variée, et invite de nombreux solistes et artistes de renom.
Dorénavant soutenue par les villes de Besançon et Montbéliard, et la Communauté
d'agglomération du Pays de Montbéliard, cette formation a pris le nom d'Orchestre de Besançon
Montbéliard Franche-Comté. Sous cette nouvelle dénomination, l'orchestre met en oeuvre un
projet renouvelé, ambitieux et ouvert, dans lequel le partenariat avec les autres acteurs artistiques
et culturels de la région a une place importante. L'élargissement des publics, la sensibilisation du
jeune public au répertoire symphonique et le rayonnement en et hors région sont ses objectifs
prioritaires.
L'Orchestre de Besançon Montbéliard Franche-Comté bénéficie également du concours du Ministère de la culture (DRAC
Franche-Comté), du Conseil général du Doubs et du Conseil régional de Franche-Comté.
Né en 1952 en Roumanie, il étudie le violon, la composition et la direction d'orchestre à Bucarest. Il est lauréat de nombreux concours internationaux, dont le Concours Niccolo Paganini à Gênes. Il s'installe en France en 1983 et devient professeur au CNSM de Lyon en 1984 et super-soliste à l'Opéra de Lyon et à l'Orchestre national de Lyon. Entre 1993 et 2002, Peter Csaba a été directeur artistique et chef permanent, en Suède, de l'orchestre Musica vitae. Il est aujourd'hui directeur et chef titulaire de l'Orchestre de Besançon Franche-Comté et directeur artistique de l'orchestre de chambre Virtuosi di Kuhmo en Finlande. Depuis septembre 1996, il a en charge la direction de la classe d'orchestre du CNSM de Lyon. Peter Csaba a réalisé de nombreux enregistrements pour Ondine, Caprice, BIS, Praga, Harmonia Mundi et Hungaroton. Son disque consacré à Sibelius avec les Virtuosi di Kuhmo a remporté le Prix du disque classique aux Etats-Unis. Peter Csaba est membre de l'Académie royale de Suède.
Le Choeur Pro Arte de Lausanne (CPAL) a été créé en 1947. Stimulé par le talent et la persévérance de son chef fondateur André Charlet, soutenu dès sa fondation par Ernest Ansermet, s'appuyant sur l'enthousiasme de ses membres, il est devenu un élément clé du monde musical romand. Il est dirigé depuis 2000 par le chef Pascal Mayer. Le CPAL a chanté avec l'Orchestre de la Suisse Romande et l'Orchestre de chambre de Lausanne sous la direction de chefs prestigieux, dont Ernest Ansermet, Neeme Järvi, Armin Jordan, Jesus Lopez-Cobos, Kurt Sanderling, Wolfgang Sawallisch. De grandes maisons de disques ont fait appel à lui pour enregistrer La Flûte enchantée de Mozart, Le Paradis et la Péri de Schumann, la Messe en mi bémol de Schubert, OEdipus Rex et La Symphonie des psaumes de Stravinsky. En 2005, il a enregistré, avec l'Orchestre de la Suisse Romande et sous la baguette de Guillaume Tourniaire, le Cantique des cantiques d'Arthur Honegger. Le CPAL a participé à de nombreux festivals et a chanté à Lucerne, Montreux, Besançon, Athènes, Cincinnati, Salt Lake city, Pékin... Depuis 2000, sous la baguette de Pascal Mayer, le CPAL développe une intense activité d'exploration musicale. Avec 4 ou 5 programmes par année, il poursuit son orientation en direction des grands oratorios avec l'Orchestre de chambre de Lausanne, le Sinfonietta de Lausanne ou encore l'Orchestre de la Suisse Romande.
D'origine polonnaise, Agnieszka Slawinska a étudié le piano et le violon au conservatoire de Bialystok et suivi les cours du professeur Leonard Mroz au conservatoire de musique de Lodz, en Pologne. Elle a suivi les masterclasses de Renata Scotto, Teresa Zylis?Gara,Françoise Pollet, et a été membre de la troupe de l'Opéra nova Bydgoszcz (Pologne) à partir de 2003, puis entre 2006 et 2008 des Jeunes voix du Rhin, studio de formation de l'Opéra national du Rhin (France). Au cours de la saison 2007/08 Agnieszka Slawinska a chanté le rôle de Micaela dans Carmen de Bizet. Elle a chanté à l'Opéra national du Rhin Ilia dans Idomeneo de Mozart et en septembre 2008 elle a participé au Festival international de musique de Besançon Franche-Comté. En 2009, elle chantera entre autres le rôle de Kristin dans Julie de Philippe Boesmans. En 2010 Agnieszka Slawinska participera à une nouvelle production de La Flûte enchantée dans le rôle de Pamina, dans une mise en scène de Peter Brook.
Clémentine Margaine débute ses études vocales en 2000 auprès d'Anne-Marie Blanzat après avoir suivi une formation de pianiste. Elle entre au Jeune choeur de Paris sous la direction de Laurence Equilbey et suit la formation pour jeunes chanteurs au CNR de Paris. En 2003 elle entre au CNSM de Paris dans la classe de Gerda Hartmann. En 2003, elle interprète les airs de Carmen de Bizet sous la direction de Jean-François Verdier à la BNF. Elle chantera par la suite la Petite Messe de Rossini sous la direction d'Alain Charron ainsi que le Requiem de Duruflé ou encore le Stabat Mater de Pergolèse. En 2007 elle interprète l'Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns avec l'Ensemble Orchestral de Paris dirigé par John Nelson. En 2006 elle est la Discorde et Roxanne dans L'Europe Galante de Campra sous la direction de William Christie. Elle se produit également dans le rôle de la troisième dame dans La Flûte Enchantée de Mozart au Grand théâtre de Reims, à l'Opéra de Vichy, ainsi qu?à l'Opéra d?Avignon. Elle interprète Annio dans la Clemenza di Tito de Mozart mis en scène par Emmanuelle Cordoliani et dirigé par Nicolau de Figuereido. En 2007, elle est Bradamante dans Alcina de H Haendel dans une production de la Cité de la musique et du CNSM. Elle interprète en mars 2008 le rôle de l'Opinion Publique dans l'opérette d'Offenbach Orphée aux enfers à l'Opéra d?Avignon et donne en récital avec l'Orchestre des lauréats du CNSM les Chants et danses de la mort de Moussorgski à la Cité de la musique. Clémentine Margaine a été élue révélation classique de l?ADAMI 2008/2009.
Angelo Scardina, né à Milan en 1977, suit des études musicales dans sa ville natale au Conservatoire Giuseppe Verdi puis à la Scala. Il fait ses débuts scéniques à la Basilique San Marco de Milan, dans le Credo de Scarlatti, avec le Choeur de la Scala sous la direction de Bruno Casoni, il chante Pong dans Turandot à Malte au Teatro Aurora et donne des concerts au Festival international de Kyoto au Japon. Il se produit régulièrement en Italie, à Tortona au Festival Perosiano pour une première de Natalizia de Lorenzo Perosi dirigé par Arturo Sacchetti, il fait ses débuts dans le Stabat Mater de Rossini à Desenzano, il chante Schwan dans Carmina Burana au Teatro Coccia de Novara et à l'Opera festival de Florence, se produit au Teatro Politeama de Palerme et donne des airs de Puccini à Lucca. En mai 2008, il interprète le rôle titre du Comte Ory au Staatstheater Stuttgart. La saison 2008/2009 l'amène à retourner à Stuttgart dans le même rôle, à faire ses débuts au Teatro Felice de Gênes avec Narciso dans Il turco in Italia et au Staatsoper de Hambourg avec Tonio dans Fille du régiment. Ses projets comprennent ses débuts en Duc du Mantoue dans Rigoletto au Staatstheater Heidelberg, Zaira en concert avec l'Orchestre Gulbenkian à Lisbonne, le Requiem de Mozart au Teatro Carlo Felice de Gênes, un concert au Teatro Donizetti de Bergamo, ses débuts avec Almaviva dans Il Barbiere di Siviglia au Staatsoper de Hambourg.
Thomas Dear a étudié le chant auprès d'Armando Salducci et Bonaldo Giaiotti ainsi qu'à l'Académie de musique Rainier III de Monaco. Il a suivi des cours d'art lyrique avec Gabriel Bacquier et Patricia Panton et travaille depuis 2006 avec Guinka Radilova (ancienne élève du Maestro Brambaroff). Uberto dans la Serva padrona de Pergolese au festival de Gattiéres en 2002, il a chanté dans plusieurs productions de l'Opéra de Monte-Carlo (Werther de Massenet et Cosi fan tutte de Mozart en 2004, The fairy Queen de Purcell en 2005, Rondine de Puccini en 2006, La Forza del destino de Verdi et Jenufa de Janácek en 2007). Il a chanté dans le Requiem de Mozart à Breschia sous la direction de Roberto Misto en 2006. Il interprète en 2008 les diables dans Les Contes d'Hoffman d'Offenbach pour une production d'Albert Lance, le Stabat Mater de Rossini, Escamillo dans Carmen de Bizet, il participe également au Messiah de Haendel avec le choeur Pro Musica. à la saison prochaine, il interprètera de nouveau Escamillo à Carnoux. Il multipliera les récitals avec Opéraction dirigé par Élisabeth Vidal et André Cognet. Il chantera en avril avec l'Orchestre Lamoureux dans La Cantatrice chauve au Théâtre Athenée à Paris et participera à la masterclass Bellini dirigée par Janine Reiss à Clermont-Ferrand ainsi qu?à une version concert de l'opéra I Capuletti e Montechi de Bellini. Thomas Dear est, en 2009, lauréat des concours internationaux de Clermont-Ferrand et de Bari (Italie).