| normal | réduit | special | |
|---|---|---|---|
| A | 45 € | 35 € | 20 € |
| B | 30 € | 25 € | 15 € |
| C | 20 € | 15 € | 10 € |
Composé en 2006, Omen, Présage en latin comme en anglais, s'inspire d'un tableau de Van Gogh, Champ de blé avec corbeaux, l'un des ultimes chefs-d'oeuvre achevés par le peintre avant son suicide le 27 juillet 1890. À cela s'ajoutent des vers de Rainer Maria Rilke puisés dans les Quatrains valaisans, « Chemins qui ne mènent nulle part...». Cette partition fait intervenir dans son inspiration, écrit le compositeur, tout un réseau de correspondances offrant une synthèse de sa démarche et de ses préoccupations. L'oeuvre évoque le mystérieux et funeste destin de ce peintre visionnaire. C'est en 1799 que Beethoven compose la première de ses neuf symphonies. Celle-ci ne se distingue pas encore de la production de l'époque, et constitue en quelque sorte un « adieu au XVIIIème siècle », la coupe demeurant classique et l'orchestration dans l'esprit de Haydn. Néanmoins, on y perçoit nombre de traits du génie de Beethoven, plus particulièrement dans le Menuetto, titre pourtant typique de l'école de Mannheim, mais véritable scherzo beethovenien qui se substitue aux menuets de Haydn et de Mozart, dans un tempo deux fois plus vif. Prix de Rome, Berlioz se sentit tel un exilé durant son séjour à la Villa Médicis, et n'eut de cesse que de rentrer au plus tôt à Paris. Malgré des oeuvres puisées dans la mythologie italienne, depuis l'antiquité jusqu'au romantisme, c'est principalement la littérature anglaise qui l'inspira. C'est à Shakespeare qu'il emprunte Roméo et Juliette, et c'est chez Byron qu'il puise l'essence de son Harold en Italie. Berlioz y expose néanmoins ses propres expériences de l'Italie, comme ses voyages dans les Abruzzes en 1833, avec le jeu des flageolets paysans de l'Italie du sud dans le troisième mouvement. C'est en outre à la demande de Paganini qu'il écrit cette oeuvre. L'illustre virtuose souhaitait une pièce pour alto solo et orchestre dont Berlioz entreprit la composition dans les premiers mois de 1834, et qui devint une symphonie concertante en quatre mouvements, « une suite de scènes auxquelles l'alto solo se trouve mêlé comme un personnage mélancolique dans le genre de Childe Harold de Byron ». Si bien que, déçu de ne pas voir arriver un concerto mais une symphonie avec alto obligé, Paganini renonça à la partition, et c'est Chrétien Uhran qui en assura la création le 23 novembre 1834 dans la salle du Conservatoire de Paris.
Héritier de la Société des Grands Concerts de Lyon, fondée en 1905, l'Orchestre national de Lyon s'enorgueillit d'un passé prestigieux auquel ont contribué notamment André Cluytens, Charles Munch, Paul Paray et Pierre Monteux. En 1969, il devient un orchestre permanent de 102 musiciens, sous le nom d'Orchestre philharmonique Rhône-Alpes, avec comme premier directeur musical Louis Frémaux. Depuis la création de l'Orchestre de l'Opéra de Lyon en 1983, l'Orchestre se consacre, sous la nouvelle appellation d'Orchestre national de Lyon, au répertoire symphonique. Ont succédé à Louis Frémaux Serge Baudo ,Emmanuel Krivine, David Robertson, puis Jun Märkl en septembre 2005. Après trois tournées au Japon dans les années 1990, sous la direction d'Emmanuel Krivine, l'ONL y est retourné en novembre 2007 avec Jun Märkl. Il a joué à plusieurs reprises aux États-Unis, notamment pour deux concerts au Carnegie Hall, en 2003, sous la baguette de David Robertson. Il est invité régulièrement aux BBC Proms de Londres (où il jouera de nouveau en juillet 2009), aux Chorégies d'Orange et à la Cité de la musique à Paris. Il s'est produit en 2008 à Munich, Cologne, Lucerne et Amsterdam. Depuis la réouverture de la salle Pleyel, l'orchestre y donne un concert chaque saison. La richesse du répertoire de l'ONL se reflète dans une vaste discographie sous la baguette de Serge Baudo, Emmanuel Krivine, David Robertson et Jun Märkl. Établissement de la Ville de Lyon, l'Orchestre national de Lyon est subventionné par le ministère de la Culture et par la Région Rhône-Alpes.
Chef parmi les plus en vue de sa génération, Jun Märkl est né à Munich dans une famille de musiciens. Il a étudié le piano, le violon et la direction d'orchestre à Hanovre, avant de se perfectionner auprès de Sergiu Celibidache à Munich et Gustav Meier à l'université du Michigan. Vainqueur en 1986 du concours de direction d'orchestre du Conseil musical allemand, il a reçu l'année suivante une bourse du Boston Symphony Orchestra pour travailler avec Leonard Bernstein et Seiji Ozawa à l'académie de Tanglewood. Après des postes à Lucerne, Berne et Darmstadt, il a été directeur musical du Saarländisches Staatstheater à Sarrebruck (1991-1994), puis directeur musical et artistique du Staatstheater de Mannheim (1994-2000). Il a pris en septembre 2005 ses fonctions de directeur musical de l'Orchestre national de Lyon. Jun Märkl a notamment collaboré avec l'Orchestre d'État de Bavière, l'Orchestre philharmonique de Munich, la Staatskapelle et le Deutsches Symphonie-Orchester de Berlin, ainsi que l'Orchestre de Paris et l'Orchestre philharmonique de Radio France. Il dirige régulièrement aux Etats-Unis (orchestres de Boston, Chicago, Philadelphie,...) et au Japon, le pays d'origine de sa mère. Depuis son premier succès en décembre 1993 dans Tosca, Jun Märkl est devenu l'un des chefs favoris de la Staatsoper de Vienne. En 1996, il a fait ses débuts à Covent Garden dans Le Crépuscule des dieux. Deux ans plus tard, il a dirigé Le Trouvère au Metropolitan Opera de New York, où il a été réinvité la saison suivante dans La Traviata. Jun Märkl est, depuis la saison 2007-2008, chef principal et directeur artistique du MDR Sinfonieorchester (Orchestre de la Radio de Leipzig).
Né en 1979, Antoine Tamestit a été l'élève de Jean Sulem au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, puis de Jesse Levine et du Quatuor de Tokyo à l'université de Yale (USA), et enfin de Tabea Zimmermann à Berlin. Le jeune altiste se révèle à l'attention internationale en remportant successivement un premier prix au concours Maurice Vieux (Paris, 2000), puis au concours William Primrose (Chicago, 2001). Son répertoire s'étend du répertoire baroque au contemporain, et son intérêt particulier pour la musique de notre temps le conduit à rencontrer plusieurs compositeurs. C'est ainsi qu'il enregistre le duo Viola, Viola de Georges Benjamin avec Tabea Zimmermann, après leur interprétation remarquée au Feldkirch Festival 2002 et le Concerto pour deux altos de Bruno Mantovani, écrit pour lui et Tabea Zimmermann. Rising Star (ECHO) pour la saison 2005/06 il donne une série de récitals avec le pianiste allemand Markus Hadullla dans des salles prestigieuses du monde entier. En novembre 2006 il joue en récital au Lincoln Center à New York. Invité des orchestres de Dresde, Leipzig, Munich, Francfort, Saarbruck, Stuttgart, il fait ses débuts en septembre 2008 au Festival de Lucerne avec l'Orchestre Philharmonique de Vienne sous la direction de Riccardo Muti. Le Konzerthaus de Berlin lui offre une carte blanche en 2009/10. Dans la même saison, il créera un concerto écrit pour lui par Olga Neuwirth. Il a enregistré pour Ambroisie, Pentaton et Virgin. Antoine Tamestit est professeur à la Musikhochschule de Cologne. Il joue un alto Stradivarius de 1672, prêté par la Fondation Habisreutinger.