| normal | réduit | special | |
|---|---|---|---|
| A | 45 € | 35 € | 20 € |
| B | 30 € | 25 € | 15 € |
| C | 20 € | 15 € | 10 € |
L'Italie a toujours eu une influence sur la musique russe. Dès que la cour impériale s'est attachée un compositeur, il fut italien. Mais le plus italien des compositeurs russes est assurément Piotr Ilyitch Tchaïkovski, le plus cosmopolite des compositeurs russes, avec sa sensibilité exacerbée, son sens de la longue mélodie aux respirations infinies, son attrait pour la péninsule, ses paysages, qui lui ont notamment inspiré ses Souvenirs de Florence et le Capriccio italien, et ses héros, comme Roméo et Juliette, Francesca da Rimini. Toutes oeuvres dans lesquelles Tchaïkovski atteste d'une invention mélodique d'une richesse inépuisable rehaussée d'une science consommée de l'harmonie et du contrepoint, et parée d'un éclat orchestral marqué immédiatement reconnaissable. Son premier concerto pour piano est l'un des plus fameux du répertoire, même s'il se trouve des détracteurs pour le juger emphatique. Créé à Boston le 25 octobre 1875 par Hans von Bülow dirigé par Benjamin Johnson Lang, cette grande page aux procédés particulièrement riches laisse supposer que le compositeur était un véritable virtuose écrivant à sa propre intention. Ayant terminé sa partition, il l'adressa à Nikolaï Rubinstein pour lui demander si elle était jouable, et reçut en retour de violentes critiques. Mais Rubinstein finit par changer d'avis, au point de s'approprier finalement l'oeuvre pour la défendre partout où il se produisait, la jouant jusqu'à Paris aux concerts russes de l'Exposition universelle de 1878. Symphonie avec piano obligé dans la ligne des concertos de Brahms, virtuose, empreint d'éléments folkloriques et de danse, cette grande fresque se partage entre dynamisme intense et généreux épanchement lyrique. La sixième symphonie Pathétique est l'une des pages du genre les plus populaires du répertoire. Avec ses deux mouvements vifs encadrés par deux Adagios, sa structure annonce celle de la neuvième symphonie de Mahler, aux climats plus ou moins comparables. Mais, contrairement à l'effet produit par cette dernière, qui appelle inéluctablement sa conclusion Adagissimo, l'auditeur se laisse tellement porter par le tournoiement fou du second Allegro, qu'il en oublie le finale, incapable de réfréner son émotion devant la vitalité foudroyante, la scansion rythmique étourdissante, à perdre haleine, qui emporte cet Allegro molto vivace. Pourtant, la Pathétique est en fait une introspection autobiographique entreprise en 1893 qui se présente tel un requiem pour le compositeur-même, comme une prémonition qu'il aurait eue de sa propre mort, poussé au suicide par un scandale privé.
Depuis trois ans que Zdenek Macal est le chef principal de la Philharmonie tchèque, les effets de son implication artistique n'ont cessé de grandir. Son inspiration artistique et sa ténacité ont contribué à
l'excellente condition musicale de l'orchestre. Dans la seule année 2004, il a reçu quatre récompenses, la plus prestigieuse à l'occasion de la Fête nationale de la République tchèque le 28 octobre, lorsqu'il a été décoré de la « Médaille des services rendus à la nation dans le domaine des arts » par le Président de la République.
Zdenek Macal, né en 1936 et résidant en Suisse, a fait ses études à l'Académie de musique et à l'Académie Janacek de musique et d'art dramatique à Brno, sa ville natale. Il s'est trouvé en vedette pour la première fois lorsqu'il a remporté deux importants concours, le Concours international de jeunes chefs d'orchestre de Besançon en 1965 et le Concours Dimitri Mitropoulos à New York en 1966, alors que Leonard Bernstein était membre du jury. Au début de sa carrière, il a beaucoup travaillé avec les orchestres tchèques, y compris la Philharmonie tchèque avec qui il a fait une tournée en Roumanie, Bulgarie et Turquie (1966) ainsi qu'en Allemagne et en Suisse (1968). Il est devenu tour à tour directeur musical et chef principal de différents orchestres symphoniques.
Durant les années suivantes, il a été à l'origine de l'essor phénoménal du New Jersey symphony orchestra, qu'il a dirigé de 1993 à 2002. Pendant sa carrière, il a été régulièrement invité à se produire avec d'autres orchestres américains de premier plan. Il s'est toujours montré un chef incroyablement dynamique ayant une conception musicale limpide et une exceptionnelle profondeur émotionnelle. Il s'est également produit en Europe avec une implication semblable, en dirigeant quelques-uns des plus célèbres orchestres. Comme chef invité, Zdenek Macal s'est aussi rendu au Japon, à la Scala de Milan ainsi que dans d'autres maisons d'opéra importantes. Au total, sa carrière de chef d'orchestre comprend un travail avec plus de 170 orchestres sur quatre continents. Le portrait musical de Macal ne serait pas complet sans une mention de ses participations dans les plus grands festivals internationaux et de ses innombrables enregistrements réalisés, au fil de sa carrière comme chef, principalement pour Delos et Koss, mais aussi pour Sony, EMI, Decca, Deutsche Grammophon et Supraphon. Son amour prédestiné pour la Philharmonie tchèque - ainsi qu'il décrit lui-même sa relation avec l'orchestre - a en fin de compte été satisfait : l'arrivée de Zdenek Macal au Rudolfinum de Prague, la maison de la Philharmonie tchèque, en tant que chef principal pour la saison 2003-2004, a ouvert un nouveau chapitre dans l'histoire de la Philharmonie tchèque et dans sa propre carrière musicale.
Alexander Toradze est universellement reconnu comme un maître virtuose dans la grande tradition romantique. Il a enrichi le grand héritage pianistique russe avec ses interprétations originales, au lyrisme profondément poétique et émouvant. Son récent enregistrement de l'intégrale des concertos de Prokofiev, avec Valery Gergiev et l'Orchestre du Kirov pour le label Philips, a été acclamé par la critique. Il a par ailleurs remporté de vifs succès avec ses disques dédiés à Moussorgski, Stravinsky, Ravel et Prométhée de Scriabine, pour le label Angel/EMI. Cette saison, il donnera le concerto de Stravinsky avec l'Orchestre philharmonique de Berlin, il se produira avec l'Orchestre du Kirov en Autriche et au Japon, l'Orchestre de la NHK et le Super world orchestra de Tokyo, le London philharmonic orchestra, et jouera notamment en Allemagne, Suède, Italie et Hongrie. Aux États-Unis, Alexander Toradze est invité notamment par les orchestres de Cleveland, Détroit et Cincinnati. Né à Tbilissi, en Géorgie, Alexander Toradze est diplômé du Conservatoire Tchaïkovski de Moscou. En 1983, il s'installe définitivement aux États-Unis. En 1991, il a été nommé professeur à l'Université d'Indiana où il met au point une méthode d'enseignement unique. Les membres du Toradze Piano Studio effectuent des tournées internationales acclamées par la critique. Durant la saison 2002/2003, le Studio a donné à New York les intégrales des concertos de Bach et des sonates de Scriabine.
Fondé en 1856, le Philharmonique de Monte-Carlo occupe une place de choix dans le monde musical international, ayant eu le grand privilège de compter notamment parmi ses directeurs musicaux Paul Paray, Igor Markevitch, Lovro von Matacic, Lawrence Foster, Gianluigi Gelmetti, James DePreist et Marek Janowski. Yakov Kreizberg assume les fonctions de directeur artistique depuis le 1er janvier 2008 et occupera le poste de directeur artistique et musical à partir de la saison 2009-2010. L'effectif de l'orchestre, porté à 100 musiciens depuis l'arrivée de Marek Janowski en 2000, s'inscrit dans une politique de changement et d'évolution artistique et a permis de présenter d'audacieux programmes : Des Canyons aux Étoiles et Turangalîla-Symphonie de Messiaen, Elektra de Strauss et Parsifal de Wagner, ainsi que des oeuvres de Dutilleux, Jolas, Canat de Chizy, H Henze, Pärt, Penderecki, Sciarino, Zimmermann. Placé sous la présidence de S.A.R. la Princesse de H Hanovre, l'Orchestre philharmonique de Monte-Carlo a bénéficié du soutien et des encouragements du Prince Rainier III tout au long de son règne. Aujourd'hui, le Prince Albert II succède à son père. L'Orchestre l?assurant de toute sa confiance et de toute son estime, poursuivra dans la voie qui est la sienne : préserver son authenticité tout en se tournant résolument vers l?avenir, grâce à une politique dynamique qu?encourage le gouvernement princier. L'Orchestre philharmonique de Monte-Carlo bénéficie du soutien de EFG Bank, de la Société des Bains de Mer (SBM) et de l?association des Amis de l'Orchestre Philharmonique (AOP).