| normal | réduit | special | |
|---|---|---|---|
| A | 19 € | 14.5 € | 8.5 € |
| B | 12.5 € | 9.5 € | 4.5 € |
| C | 10.5 € | 6.5 € | 3.5 € |
En collaboration avec les JMF Franche-Comté.
Articulé autour de l'Europe et plus particulièrement de l'Italie, ce programme en forme de voyage donne à entendre aussi bien des transcriptions que des oeuvres originales du répertoire pour quintette à vent. Le départ de ce voyage se fait en France, avec un quintette en quatre mouvements d'Anton Reicha. D'origine tchèque, Reicha parcours l'Europe avant d'émigrer à Paris en 1808 où il y devient professeur de contrepoint. Ce quintette reflète à la fois les voyages et ses diverses influences, et le côté théoricien du compositeur. Les atmosphères très différentes s'y succèdent dans un cadre à l'architecture très stricte. De la rigueur de l'école de Mannheim qui irrigue tout le premier mouvement, à la folie virtuose volontiers italienne du dernier, en passant par les relents opératiques du troisième, Anton Reicha donne au quintette à vents ses titres de noblesse. Première étape, l'Italie avec une transcription de l'opéra de Verdi, La Traviata. L'ouverture et les thèmes les plus connus de cet opéra y sont habilement arrangés pour quintette à vent. Ici, la transcription revêt son rôle premier, à savoir : transcrire pour transmettre une musique qui par nature ne devrait pas sortir des murs de l'opéra. S'en suit une courte pause à Vienne, avec une polka de Johannes Strauss. La célébrissime Pizzicato polka. Ici la transcription est utilisée comme un clin d'oeil. Cette oeuvre qui devrait exclusivement être jouée par un ensemble de cordes, trouve dans cette transcription un nouveau souffle tout aussi humoristique. Retour à l'opéra, avec des extraits de Carmen de Georges Bizet. Là encore la transcription permet de se repaître des plus beaux thèmes de cet opéra, de La Habanera aux dragons d'Alcalá. Deuxième escale en Italie, avec l'Opus number zoo de Luciano Berio. L'originalité de cette pièce réside sans nul doute sur l'utilisation des voix des musiciens pour raconter des histoires tout en jouant. Ces fables animalières, que Berio destinait aux enfants, sont volontiers cyniques voire acides. Et pour finir ce programme, nous nous arrêtons en Angleterre, avec Malcolm Arnold, et ses Three Shanties. Inspirée de chants de marins irlandais (Drunken Sailor à titre d'exemple), cette oeuvre aux atmosphères diverses et endiablées, nous rappelle aisément les nombreuses musiques de film qu'Arnold a composées.
Concert tout public, à partir de 7 ans
Gray - Mairie, service animation culture : 03 84 65 69 03
Réunis par l'amitié et la passion de la musique de chambre, ces cinq jeunes musiciens issus du conservatoire de Paris (CNSM) où ils se sont rencontrés, décident de constituer le quintette à vent Cassiopée en 2005. Il est lauréat des concours Henri Tomasi à Marseille (3ème prix), Léopold Bellan à Paris (1er prix), et CIMCL (prix du public et de la SPEDIDAM pour la meilleure interprétation de l'oeuvre Trois Instants fugitifs de Thierry Escaich). Des animations pédagogiques aux concerts, en passant par les masterclasses, Cassiopée souhaite partager son amour de la musique auprès des mélomanes amateurs et avertis, et ce grâce à un répertoire varié et à une interprétation aussi sensible et bouleversante que juste et rigoureuse. L'identité musicale de Cassiopée ne se résume pas à une époque ou à une esthétique figée. Animé d'une curiosité insatiable, ce quintette parcourt les cultures et les styles pour y puiser une inspiration musicale insolite et surprenante. En interprétant le répertoire original du quintette à vent aussi bien que les transcriptions, Cassiopée peut diversifier au mieux ses programmes et ainsi les adapter à tous les types de prestations, en France comme à l'étranger. Complices dans la vie comme sur scène, partageant la même exigence et la même envie de jouer et d'émouvoir, ces musiciens dégagent une énergie débordante et communicative.