Éric Tanguy (compositeur)

Compositeur de l’année aux « Victoires de la Musique Classique 2004 », Éric Tanguy bénéficie de la haute estime de Mstislav Rostropovitch : en 2001, il a créé son Deuxième concerto pour violoncelle aux Flâneries Musicales de Reims puis l’a repris, en 2002, à Boston et au Carnegie Hall de New York avec Seiji Ozawa et le Boston Symphony Orchestra. En 2004, son monodrame pour récitant et orchestre, Sénèque, dernier jour, a été créé à Paris par le comédien Michel Blanc et l’Orchestre de Bretagne.
Éric Tanguy est compositeur en résidence au Festival de musique de Besançon en 2018/2019.

Né en 1968, Éric Tanguy dispose d’une grande notoriété, acquise au cours d’un parcours dont les jalons essentiels ont été, entre 1985 et 1988, l’enseignement d’Horatiu Radulescu puis, jusqu’en 1991, celui d’Ivo Malec et de Gérard Grisey au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, marqué par un Premier prix de composition. Ensuite, il reçut d’autres récompenses : le Stipendienpreis de Darmstadt (1988), le prix Villa Médicis hors les murs (1989), la bourse du Haut Conseil culturel franco-allemand (1991), le concours Villa Médicis (1992), le Kranischtein Musikpreis de Darmstadt (1992), le prix André-Caplet de l’Institut de France (1995) et le prix Hervé-Dugardin de la SACEM (1997).
Pensionnaire à l’Académie de France à Rome (1993-1994), Éric Tanguy a été l’invité spécial d’Henri Dutilleux au Tanglewood Music Center (États-Unis). Il a été compositeur en résidence en Champagne-Ardenne (1995), à Lille (1996) et, de 2001 à 2003, à l’Orchestre de Bretagne.

Marqué par d’importantes commandes et joué dans les plus grands festivals et institutions, le catalogue d’Eric Tanguy comprend soixante-dix œuvres (du solo et de la musique de chambre, jusqu’aux concertos, aux pièces vocales et aux œuvres symphoniques) qui figurent aujourd’hui au répertoire des  interprètes majeurs de notre temps : chefs d’orchestre (Semyon Bychkov, Paul Daniel, Theodor Guschlbauer, Louis Langrée, Jesús López Cobos, Seiji Ozawa, Michel Plasson, Yutaka Sado et Stefan Sanderling) ; solistes (Piotr Anderszewski, Nicholas Angelich, Franck Braley, Renaud et Gautier Capuçon, Henri Demarquette, Anne Gastinel, Ivry Gitlis, François-Frédéric Guy, François Leleux, Vahan Mardirossian, Emmanuel Pahud et Mstislav Rostropovitch ainsi que des comédiens tel Michel Blanc) ; ensembles (Ensemble Intercontemporain, Ensemble Köln, Quatuor Arditti, Quatuor Rosamonde, Quatuor Ysaÿe, Tokyo Sinfonietta) ; et orchestres (Boston Symphony Orchestra, l’Orchestre philharmonique de Radio France, l’Orchestre national de France, l’Orchestre national d’Ile-de-France, l’Orchestre de Paris, l’Orchestre philharmonique de Strasbourg, l’Orchestre national de Montpellier, l’Orchestre national du Capitole de Toulouse, l’Orchestre du Staatstheater de Mayence, l’English Northern Philharmonia).

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Photo © Yves Petit